top of page

Progression dans le temps : comment évoluent VT1 & VT2 avec l’entraînement — et quand recalibrer vos zones

  • Photo du rédacteur: PAIRFS
    PAIRFS
  • 26 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 nov. 2025

Quand on parle de zones d’entraînement, beaucoup se réfèrent à des pourcentages fixes de VMA, de fréquence cardiaque ou de puissance.


Pourtant, les seuils ventilatoires — VT1 & VT2 — ne sont pas immuables. Ils évoluent au fil de l’entraînement, de l’état de forme, des adaptations physiologiques, et… des écarts interindividuels.


Comprendre leur variabilité est essentiel pour rester efficace, pertinent et précis dans sa programmation.


Pourquoi VT1 / VT2 évoluent avec l’entraînement


  • Amélioration de l’endurance aérobie : à mesure que l’organisme s’adapte à l’entraînement — notamment endurci, récurrent, progressif — la consommation d’oxygène au moment des seuils (VO₂ à VT1/VT2) augmente. Cela signifie que l’on peut soutenir des intensités plus élevées avant d’atteindre les ruptures ventilatoires.


  • Déplacement relatif des seuils vs VO₂ max / FC max / vitesse maximale : ce n’est pas parce que votre VMA augmente qu’un pourcentage fixe (ex. VT2 = 85 % VMA) reste valable pour vous. En réalité, chez les athlètes bien entraînés, VT1 et VT2 peuvent se situer à des pourcentages bien supérieurs de VMA qu’en débutants ou en sédentaires.


  • Spécificité de l’entraînement : selon le type d’effort dominant (endurance, intervalle, force, volume, etc.), les adaptations peuvent favoriser la filière aérobie ou la tolérance à l’effort plus intense. Ceci influence la ventilation, le métabolisme, la capacité tampon — et donc la position des seuils.


Bref : la “zone stable” d’un jour ne l’est plus forcément six mois plus tard.



Pourquoi il est important de recalibrer vos zones régulièrement


Éviter le sous-dosage ou le sur-dosage des séances

Si vous continuez à utiliser les anciennes zones (par exemple calibrées à votre niveau débutant), vos séances d’endurance ou de seuil risquent d’être trop faciles — freinant les progrès. À l’inverse, des séances « au seuil » calibrées sur d’anciennes valeurs pourraient être trop intenses, générant une fatigue inutile ou sur-sollicitation.


Suivre les adaptations réelles (et non théoriques)

La VMA ou la fréquence cardiaque maximale ne suffisent pas à suivre la spécificité adaptative. Ce qui compte, ce sont les “seuils effectifs” — là où votre ventilation, métabolisme et tolérance changent réellement.


Optimiser la planification — périodisation, récupération, charges

Une zone recalibrée permet de planifier des blocs d’entraînement plus précis, d’ajuster intensité, volume, récupération — et donc d’augmenter l’efficacité tout en diminuant les risques de surmenage.


Quand & comment recalibrer vos seuils respiratoires (VT1 & VT2)


Voici quelques repères pratiques pour savoir quand refaire un test ou recalibrer vos zones :

Moment / Contexte

Pourquoi recalibrer ?

À chaque changement de cycle d’entraînement important (volume, intensité, spécialisation)

Les adaptations métaboliques et ventilatoires peuvent avoir décalé les seuils.

Dès que vous constatez des améliorations significatives de forme (VO₂max, sensations, endurance, récupération)

Les seuils “anciennes” ne reflètent plus votre état actuel.

Après une longue période d’inactivité / retour de blessure

La remise en route modifie la physiologie respiratoire et la tolérance.

Tous les 6 à 12 mois — même sans changement notable

Pour capter les adaptations lentes, et garantir la précision des zones.

Si vous changez de discipline (vélo ↔ course ↔ triathlon, etc.)

Chaque sport a ses spécificités ventilatoires et métaboliques.

Comment recalibrer ?

Découvrez ZoneX qui permet justement de recalibrer vos zones d'entrainements



Ce qu’il faut garder en tête : confort d’utilisation, mais vigilance constante


  • Les seuils ventilatoires restent des indicateurs individuels et dynamiques — éviter les valeurs “standardisées” figées (ex. “VT2 = 85 % VMA”). L’hétérogénéité inter-individuelle est importante.


  • Un recalibrage ne signifie pas “corriger” un test, mais ajuster votre “carte d’entraînement” à votre physiologie actuelle.


  • Dans la pratique, cela nécessite rigueur, régularité — et idéalement un suivi (test + journaux d’entraînement) pour observer la progression.


Allez plus loin

  • Benítez-Muñoz J. A. et al. (2025) — « Differences in the ventilatory thresholds in treadmill according to training status » . SpringerLink+1

  • Capellá I. L. et al. (2018) — « Determining the ventilatory inter-threshold area in a large sample of athletes » : ScienceDirect+1

  • Serna-Martínez M. et al. (2024) — « Oxygen Consumption, Ventilatory Thresholds and Work in Endurance Sports » . MDPI


Posts récents

Voir tout

Commentaires


bottom of page